• Le classique qui m'a transportée

    S'il n'y avait pas eu l'école pour me faire découvrir les classiques... J'ai toujours aimé lire, mais plutôt des romans modernes, avec une intrigue de préférence. Et je pensais que les vieux bouquins ne retiendraient pas mon attention parce qu'incompréhensibles dans leur français d'antan. Et bien j'avais tort. Et j'ai appris à apprécier la langue de Molière, mais la lecture qui m'a vraiment accrochée est celle de Lorenzaccio,de Musset. La période Romantique, en fait, me convenait à l'époque puisqu'une adolescente j'étais, et un peu en souffrance comme beaucoup d'ados, hélas. C'est comme cela qu'on se retrouve à écrire des poèmes tous plus douloureux les uns que les autres (questions existentielles, chagrins d'amour...) bref, pour ma part, je me suis réfugiée dans l'art de l'écriture et de "l'écoute musicale" jusqu'à arriver à saturation, puis je suis passée à plus d'optimisme! Il n'en reste pas moins que ce livre est encore en bonne place dans ma bibliothèque. Le thème? En italie, à Florence, après le règne des Médicis, Charles Quint, "pro-pape" a introduit en tant que Duc de Florence son fils Alexandre, débauché et immoral. Lorenzo de Médicis s'introduit, lui, parmi ses amis fidèles tout en cultivant, en vérité, une haine grandissante pour le jeune homme. L'idée de son meurtre va alors l'obséder jusqu'au moment fatal où il lui tendra l'ultime guet-apens. Passionnant!

    Extraits:

    Lorenzo: "Tu ne veux voir en moi qu'un mépriseur d'Hommes! C'est me faire injure. Je sais parfaitement qu'il y en a de bons, mais à quoi servent-ils? Que font-ils? Comment agissent-ils? Qu'importe que la conscience soit vivante si le bras est mort!"

    "Ah! Vous avez vécu tout seul Philippe. Pareil à un fanal éclatant vous êtes resté immobile au bord de l'océan des Hommes, et vous avez regardé dans les eaux la réflexion de votre solitude, vous trouviez l'océan magnifique sous le dais splendide des cieux. Vous ne comptiez pas chaque flot, vous ne jetiez pas la sonde, vous étiez plein de confiance dans l'ouvrage de Dieu. Mais moi, pendant ce temps-là, j'ai plongé, je me suis enfoncé dans cette mer houleuse de la vie, j'en ai parcouru toutes les profondeurs, couvert de ma cloche de verre. Tandis que vous admiriez la surface, j'ai vu les débris des naufrages, les ossements et les léviathans."

    Résumé:

    "Croyant d'abord que la fin sublime qu'il visait justifiait les moyens indignes auxquels il devait recourir, Lorenzo découvre que si l'individu peut essayer, pour lui-même, d'incarner un idéal, il ne pourrait seul, changer l'histoire du monde!"


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :