• Au pays des songes

    Les rêves les plus exaltants sont chargés d’une émotion qui vous laisse le cœur battant, une fois réveillé! Ceux-là restent ancrés dans votre mémoire, jusqu’au moindre détail, avec un message qu’on sait capital. J’en citerai seulement deux pour illustrer mes propos:

    L’un d’eux me voyais agenouillée, avec mon fils, au pied d’un immense peuplier, (ou bouleau, c’est difficile à dire) dans une « nuit lumineuse ». Les feuilles de l’arbre avaient une couleur dorée, comme si elles étaient éclairées de l’intérieur, et je sentais la force qui émanait de ce végétal. Une force d’une vitalité extrême!

    Puis, une multitude de feuilles se mettaient à se détacher en tournoyant, dans un balai aérien essoufflant (je me sentais moi-même le souffle coupé). Elles filaient dans l’air, venant tout près de nos visages, et la sensation qui en découlait est comparable à celle provoquée par un grand tour de manège! Alors j’ouvrais les bras, ivre de joie, et je criais: « hoooooooouuuuuu! », souhaitant entraîner mon fils dans cette folle danse tourbillonnante! Avant de m’éveiller, le cœur gonflé d’allégresse, j’ai vu un visage en relief sur l’une des feuilles. Elles étaient vivantes!

    J’avais encore envie de crier lorsque je me suis réveillée, et la sensation d’avoir partagé un grand moment!

    Plus tard, je me suis à nouveau rendue sur le net et j’ai tapé instinctivement « danse des feuilles » en image. C’était comme un jeu de piste! L’écran m’a affiché une peinture ainsi intitulée. Elle représentait… des peupliers dorés!

    D’aucun peut supposer que j’avais déjà vu cette peinture avant, mais je ne suis spécialement intéressée, ni par les peintures, ni par les peupliers. Je suis aussi allée voir ce que symbolise le peuplier, justement. Il est funéraire… rien à voir avec la vie présente dans mon rêve, d’accord, mais je l’ai interprété comme un symbole de vie après la mort, parce que c’est bien de vie dont me parlait ce rêve, et parce qu’ensuite, les symboles présents dans mes autres songes me menaient toujours à ce même sujet. Du reste, le bouleau est, lui aussi, un vecteur entre ici et « en haut », jouant un rôle dans l’initiation à l’Au-delà.

     

    Le deuxième songe m’a conduite dans une vaste propriété, où des célébrités diverses et variées semblaient participer activement à une sorte de garden party… il y avait beaucoup de monde, et j’étais en compagnie de plusieurs membres de ma famille, évoluant parmi des stands et de grandes tables de banquet.

    A la recherche d’une chose importante (je ne pourrais la préciser exactement), je m’isolais pour faire le tour de la demeure. Je devais entrer à l’intérieur, mais par où? Il y avait plusieurs possibilités, puis une lucarne, située à ras-de-terre, à moitié dissimulée par une haie de buissons, attirait mon attention. Comme je m’approchais de la fenêtre, elle s’ouvrait, et je découvrais alors une fête « underground », battant son plein en parallèle de la fête officielle.

    Tandis que, dans le jardin, la bonne humeur et la convivialité régnaient au sein du parc verdoyant, dans cette petite salle souterraine s’épanchait une atmosphère glauque. Les participants, surexcités, se révélaient même avoir le teint verdâtre, et je sentais aussitôt que je ne trouverais pas ce que je cherchais là en bas! Par la fenêtre ouverte me parvenaient des rumeurs moqueuses, et dans ce brouhaha inhospitalier, j’entendais clairement prononcer « Michael Jackson ». Je me détournais, ruminant. Pourquoi ces gens-là parlaient-ils de Michael? Que savaient-ils et pourquoi riaient-ils? Agacée, j’ouvrais plusieurs portes sur la façade de la demeure avant de tomber sur une grande salle qui ressemblait enfin à une vraie pièce! C’était un vaste salon ou dominait le blanc immaculé, avec un grand canapé couleur chocolat. Seul un pot à crayons dépareillés, posé sur un comptoir, donnait une touche de désordre. Détail désopilant, cependant, deux poupées à caractères sexuels étaient posées sur le canapé! L’une avait l’allure du chien Pluto et l’autre était une Barbie classique… sauf qu’elle était habillée SM et lui était doté d’une sérieuse « anatomie »! Amusée, j’essayais de les emboîter tous les deux, et ça m’émoustillait même un peu! Une touche primitive dans cet espace épuré…

    Je flânais un peu plus loin, ayant toutefois conscience d’avoir violé l’intimité de quelqu’un en entrant sans y avoir été invitée, mais sans vraiment culpabiliser. Je ne faisais rien de mal parce que j’étais à la recherche de cette « chose » très importante! Alors, je remarquais une grande baie vitrée, ou plutôt une vitrine, parce qu’elle ne semblait pas avoir de porte et, du reste, je n’avais pas l’intention de l’ouvrir, vu que je voyais très bien à travers! Derrière cette vitrine était agencé un salon, très semblable à celui que je venais de voir mais extrêmement poussiéreux, au point que d’impressionnantes toiles d’araignée s’étiraient d’un meuble à l’autre! Ma curiosité commençait à s’éveiller tandis que je scrutais cette salle plongée dans la pénombre. De fait, au fond de la salle, les fenêtres donnant sur l’extérieur étaient condamnées par des planches. De plus, je savais qu’il faisait nuit, à présent, dehors. Voilà pourquoi je fus soudain saisie par l’apparition d’une lueur, pareille à celle du soleil, filtrant par les interstices des planches. Cette lueur s’intensifiait et plongea, pour finir, le vieux et terne salon dans une luminosité extraordinaire! C’est alors que je distinguai des gens, dans cette lumière. De grands personnages, comme sortis tout droit d’une dimension historique appartenant au passé. Ils paraissaient poudrés tant leur teint était blanc, et semblaient vêtus de riches costumes dans des couleurs pastels. Je me contentai de les observer parce qu’ils venaient pour ça, pour s’offrir en spectacle. Le simple spectacle de leur venue. Ils étaient là, impassibles, allant et venant lentement derrière la vitrine, m’observant également. Je me souviens même d’une femme poussant un landau à l’ancienne. Le bleu prédominait dans ce tableau. Il n’y avait aucune animosité chez ces personnages, posés et silencieux. Juste une incroyable prestance et une certaine sagesse…

    Puis, la lumière s’est atténuée pour disparaître, emportant avec elle cette « vision » inespérée.

    Je me suis réveillée avec le sentiment d’avoir reçu un cadeau si précieux, que le sourire ne me quittait pas, y compris dans mon cœur!

    .../...

    crédit photo: Elusive shadow

    Blog de Léa: Magicmichael's blog


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